Mes dernières lectures #2 (Octobre-novembre 2016)

De retour pour un article consacré à mes lectures. Encore une fois il y a un peu de tout : du contemporain, du thriller, du policier, de l’humour et même de la littérature de jeunesse. Il faut que je continue à varier les styles, j’aime bien passer d’une histoire très cucul à un bon polar. J’ai tenté divers challenges, mais je ne suis pas assez régulière pour ça malheureusement. Je vais déjà essayer de m’imposer la lecture d’un classique tous les mois parce que j’en ai pas mal qui attendent sagement dans ma bibliothèque depuis plusieurs années et la lecture d’un tome d’une saga (romans, BD ou manga) parce que comme pour les séries je commence plein de trucs en même temps et à la fin je ne sais plus où donner de la tête. Bref, passons à mes lectures d’octobre et novembre.

Police – Hugo Boris (ed. Grasset, 198 p, 17,50€)

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Ils sont gardiens de la paix. Des flics en tenue, ceux que l’on croise tous les jours et dont on ne parle jamais, hommes et femmes invisibles sous l’uniforme. Un soir d’été caniculaire, Virginie, Érik et Aristide font équipe pour une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière. Mais Virginie, en pleine tempête personnelle, comprend que ce retour au pays est synonyme de mort. Au côté de leur passager tétanisé, toutes les certitudes explosent. Jusqu’à la confrontation finale, sur les pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle, où ces quatre vies s’apprêtent à basculer. En quelques heures d’un huis clos tendu à l’extrême se déploie le suspense des plus grandes tragédies. Comment être soi, chaque jour, à chaque instant, dans le monde tel qu’il va ?

Ce très court roman ce lit d’une traite. Il nous raconte une reconduite à la frontière faite par 3 gardiens de la paix. A cause d’un incendie dans un centre de rétention administrative, les agents sont sur le pont et les gardiens de la paix sont mis à contribution. Ce n’est pas une mission habituelle pour eux, une reconduite à la frontière ce n’est pas anodin, surtout quand on sait qu’on emmène un homme à l’abattoir. Ce roman c’est aussi et surtout l’histoire de 3 flics, qui vont vivre cette expérience inhabituelle de manières différentes. Les personnages sont profondément humains, tiraillés entre leurs devoirs en tant que gardiens de la paix, mais aussi leurs valeurs et leurs idéaux en tant que citoyens. C’est une histoire intense et qui ne laisse pas indifférent, j’ai beaucoup aimé !

Love letters to the dead – Ava Dellaira (ed. Michel Lafon, 316 p, 16,95€)

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Au commencement, c’était un simple devoir. Ecrire une lettre à un mort. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres où elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses nouveaux amis, de son premier amour… Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est réellement passé, la nuit où May est décédée.

 

Lors de la sortie du livre il y a deux ans, j’ai lu énormément de chroniques élogieuses sur ce roman jeunesse. Ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais je l’ai trouvé pour trois fois rien en grand format dans un magasin de déstockage (elle est pas sexy ma vie ?) alors je me suis dit que j’allais tenter le coup. Et puis la couverture est jolie.

Laurel est une jeune lycéenne qui a perdu sa sœur et qui n’arrive pas à faire son deuil. Un jour, sa professeure d’anglais donne à la classe un devoir : écrire une lettre à une personne décédée. Laurel choisit Kurt Cobain, que sa sœur adorait et qui est lui aussi mort jeune. Cet exercice va énormément plaire à Laurel, qui va y trouver un exutoire. Ce roman épistolaire est un peu le journal intime de Laurel. On va partager son quotidien au lycée, à la maison, ses relations avec les garçons, sa famille, ses amis et surtout les étapes qui vont la mener à faire son deuil. Si l’histoire est touchante et le style facile à lire, j’ai eu énormément de mal à venir à bout de ce livre (qui fait à peine 300 pages). Les personnages ne m’ont pas touchée et, peut-être que c’est mon côté vieille conne qui surgit déjà, mais ils m’ont même plutôt énervée. Je n’ai pas réussi à m’attacher à Laurel ni à aucun autre personnage, c’était globalement une lecture plaisante mais sans plus.

Epîtres – François Rollin, Arnaud Tsamere et Arnaud Joyet (ed. de La Marinière, 139 p, 15€)

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François Rollin, Arnaud Tsamere et Arnaud Joyet sont heureux.
Ils se voient confier l’écriture du nouveau spectacle  » seul-en-scène  » d’Arnaud Tsamere. Ils décident de s’y atteler par courrier et mettent en place (malgré eux ?) un système épistolaire qui ne va pas leur faciliter la tâche… Le premier écrit au second qui s’en ouvre au troisième qui répond au premier. Le cercle qui aurait pu se révéler vertueux devient vicieux et va prêter aux dérapages de toutes sortes…
Il convient de préciser que les auteurs n’ont pris connaissance de la totalité de l’ouvrage qu’à sa publication.

J’ai TELLEMENT ri. Ce livre est une petite merveille d’absurdité. J’aime énormément les trois auteurs, que je trouve drôles mais surtout extrêmement talentueux.

Le pitch est simple, Arnaud Tsamere – l’humoriste à succès tout droit sorti de l’émission de Ruquier ONDAR – demande à François Rollin (qu’on ne présente plus) et Arnaud Joyet (qu’on devrait présenter un peu plus)(auteur, acteur, musicien, metteur en scène, le mec est bourré de talents) d’écrire son prochain spectacle. Les trois auteurs ne communiquent entre eux que par un système épistolaire triangulaire complètement absurde : Tsamere écrit à Joyet qui écrit à Rollin qui écrit à Tsamere. C’est bourré d’absurdités, d’autodérision et de quiproquo, les propos des uns étant systématiquement déformés par ce système triangulaire. Ce n’est pas le genre de livre qui se décrit facilement, alors je vais juste dire que c’est SUPER drôle, que j’ai ri à haute voix à plusieurs reprises (dans le métro, pour vous dire la drôlerie du machin) et que tous ceux qui l’ont lu sont unanimes : c’est génial.

L’appel du coucou – Robert Galbraith (ed. Le livre de Poche, 695 p, 8,30€)

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Une nuit d’hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu’au jour où l’avocat John Bristow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike.

Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l’armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l’Internet, Strike est chargé d’enquêter sur la mort de Lula.

De boîtes de nuit branchées en hôtels pour rock-stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et le manoir où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manoeuvres inspirées par la vengeance.

Pour les deux du fond qui n’ont pas suivi : Robert Galbraith = J. K. Rowling. J’avais hâte de retrouver la plume de la maman d’Harry Potter, mais j’ai mis plusieurs années à sortir ce livre de ma PAL parce que j’avais un peu peur du résultat… Finalement ce roman a été une très bonne surprise ! J’ai énormément apprécié le personnage de Cormoran Strike, cet anti-héros est très attachant. Ce livre est un roman policier tout ce qu’il y a de plus classique, avec un détective qui enquête sur une histoire de suicide qui n’en serait pas un. Rien de neuf à ce niveau là, ça sent le déjà-vu. Sauf que notre cher Robert a réussi à me scotcher du début à la fin. C’est assez rare d’arriver au bout d’un pavé de près de 700 pages sans avoir eu de coup de mou. L’histoire est bourrée de rebondissements, les personnages sont intéressants et contrairement à certains romans policiers, je n’ai pas eu l’impression de connaître la fin dès les premières pages. Je compte bien lire la suite des aventures de Strike ces prochains mois !

Elvis, Jésus et Coca-Cola – Kinky Friedman (ed. Rivages/Noir, 320 p, 9€)

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Tom Baker, dit « la boulange », vient de mourir, officiellement d’une overdose. Mais comme dirait Kinky, chacun n’est-il pas voué à mourir d’une overdose de vie un jour ou l’autre ? Tom Baker avait réalisé un documentaire sur les imitateurs d’Elvis et, aussi improbable que cela paraisse, le film a disparu. Disparition qui sera suivie de quelques meurtres mystérieux à Manhattan. Pour Kinky et les irréguliers du Village, c’est de nouveau l’occasion de mener l’enquête, avec des méthodes toujours aussi personnelles : « prions », ai-je dit à la chatte. « Cher Dieu, Jésus, Bouddha ou L. Ron Hubbard, aide-nous à retrouver ce documentaire sur les imitateurs d’Elvis. »

Il y a quelques mois j’ai testé la box littéraire La Kube. Le principe est simple, on indique notre dernière lecture et on explique en quelques mots quel type de livre on veut recevoir. J’avais demandé un récit corrosif et décalé, et on peut dire que les libraires ont bien travaillé ! Je ne connaissais pas du tout l’auteur, mais j’ai tout de suite accroché à son style décalé. C’est drôle, ça part dans tous les sens et en même temps Kinky a une âme de poète. Les amis de Kinky sont aussi déjantés que lui, alors quand la joyeuse bande décide d’enquêter sur des meurtres et sur la disparition d’un mystérieux documentaires sur les imitateurs d’Elvis, ça fait un sacré bordel ! C’est le genre de livre que je n’aurais jamais acheté de moi-même et je suis bien contente de l’avoir reçue via cette box.

La Forêt des ombres – Franck Thilliez (ed. Pocket, 366 p, 7,40€)

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Paris, hiver 2006. Arthur Doffre, milliardaire énigmatique, est sur le point de réaliser un rêve vieux de vingt-cinq ans : ressusciter un tueur en série, le Bourreau 125, dans un livre. Un thriller que David Miller, embaumeur de profession et auteur d’un premier roman remarqué, a un mois pour écrire contre une forte somme d’argent. Reclus dans un chalet en pleine Forêt-Noire, accompagné de sa femme et de sa fille, de Doffre et de sa jeune compagne, David se met aussitôt au travail. Mais il est des fantômes que l’on ne doit pas rappeler, et la psychose saisit un à un tous les occupants de la ténébreuse demeure cernée par la neige…

Franck Thilliez est devenu mon auteur de secours quand je ne sais pas quoi lire ou que je veux un truc qui sera de qualité et pas trop relou à lire. La forêt des ombres fait très bien le taff : un milliardaire qui propose à un écrivain de ressusciter un tueur en série, je signe directement ! Ce n’est pas mon préféré de l’auteur, certains éléments étaient trop prévisibles, mais ça n’a pas gâché ma lecture. Il y a tous les éléments nécessaires à un bon thriller : de la tension, encore un peu plus de tension, des personnages complexes, de la manipulation psychologique… le tout dans un chalet perdu dans la montagne. C’était une lecture rapide et efficace, mais je pense qu’elle sera vite oubliée.

J’ai entamé Kafka sur le rivage d’Haruki Murakami donc je pense que le résumé de décembre sera beaucoup plus court…

De belles lectures de votre côté ?

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