La rentrée m’a tuer

C’est sans enthousiasme que j’ai débuté ma vraie rentrée (celle où tu te rends compte que tu n’as plus de vacances avant Noël) et je dois dire que je n’ai pas été déçue.

J’aime bien dire que le Karma n’est pas très très gentil avec moi et que j’ai sans doute ouvert le ventre de nouveaux-nés dans une vie antérieure, je pense que j’en ai eu la preuve cette semaine.

Dimanche soir, je rentre de chez une amie qui m’a accueillie pour le week-end. Au programme soirées picole, soirées jeux de société et téléfilms allemands. Au retour, en plus du petit coup de blues habituel, j’ai du côtoyer pendant 4h de bus (le TGV c’est hors budget) quelqu’un qui sentait des pieds et qui a décidé de squatter la prise électrique durant tout le trajet. Retour à la maison, je me tape une petite insomnie post-rentrée des familles.

Lundi, c’est avec mes plus belles cernes que j’entame cette semaine. Je dois avouer que tout n’a pas été horrible. En lisant les mails reçus pendant les vacances mon regard se pose sur l’un d’entre eux, intitulé « Pénis en poudre ». Mes collègues sont merveilleux. Le midi je mange une pizza et bois un kir à la mûre pour l’anniversaire d’une collègue. C’est fou comme boire de l’alcool un lundi midi de rentrée fait plaisir. Le soir re insomnie couplée d’une bonne grosse engueulade/crise de larmes avec mon mec. La nuit je fais un énorme crise de panique : je me réveille en hurlant, je ne sais plus respirer, j’ai des palpitations et je ne sais pas où je suis.

Mardi. J’ai dormi quoi, deux-trois heures ? Réunion/brief avec des clients, je garde la face et je les écoute parler pendant de longues heures. Encore une fois mes collègues rattrapent le coup, on passe le reste de la journée à se moquer d’un fail en vidéo. Re engueulade le soir, je m’endors épuisée d’avoir trop pleuré.

Mercredi c’est la fête, mes yeux s’ouvrent à peine mais je tiens la journée de boulot sans trop de problème. Le soir je bois un verre et raconte mes soucis à une collègue, ça me fait trop de bien.

Jeudi j’ai le dernier entretien pour un poste en interne. Ça se passe bien, mais je sais que c’est perdu d’avance. Le soir A. vient me chercher au boulot, on va acheter des BD, faire des courses dans l’optique de se faire un petit plat devant une série le soir. Quelle ne fut pas notre surprise en retrouvant la porte de l’appartement défoncée et mes affaires retournées. Après ça on a eu droit au passage des policiers puis des experts venant prendre les empreintes. La bonne nouvelle c’est que rien n’a été volé (en même temps il n’y a rien à voler chez moi, je dois être la plus pauvre de l’immeuble). S’il y a eu au final plus de peur que de mal, j’ai quand même laissé A. gérer l’appel aux flics (alors que c’est mon appart et non le sien) pendant que je buvais du vin en sanglotant. Une fois les empreintes prises, il m’invite au Thaï en bas de chez nous, on essaye de dédramatiser et on plaisante sur ce voleur qui au lieu de trouver des bijoux dans ma salle de bains a trouvé des huiles essentielles et trois coupe-ongles.

Vendredi, dernière journée de la semaine de boulot mais non la moindre, on m’apprend que je n’ai pas eu le boulot pour lequel j’ai postulé. Bien, je m’en doutais, mais ça pique le cul quand on t’apprend que la personne décisionnaire a été très déçue de ton entretien parce qu’elle pensait que tu allais « tout déchirer et éclipser les autres candidats ». Après ça A. m’emmène au restaurant et on passe une chouette soirée devant la télé (en vrai je me suis endormie instantanément pendant que lui regardait HTGAWM sur netflix).

Nous sommes samedi, j’ai été porter plainte au commissariat et déclaré mon sinistre à l’assurance. Tout ça est derrière moi. J’appréhende un peu ma première nuit dans un appartement qui me semble beaucoup moins « cocon » et sûr qu’avant. Je sais que personne ne viendra défoncer ma porte pendant mon sommeil mais je ne suis pas pour autant très sereine.

Le gros point positif de cette semaine de merde (n’ayons pas peur des mots), c’est que j’ai réussi à relativiser. Ok des gens ont pénétré chez moi et ont tout fouillé. Ils ont violé mon intimité. Sauf que cette intrusion n’est finalement pas grave comparé à ce qui aurait pu m’arriver (ou arriver à mon chat, ne l’oublions pas)(il va très bien d’ailleurs, il a du se cacher pendant l’intrusion). Finalement le seul truc relou c’est ma porte pétée et le fait de devoir faire de la paperasse. Tout est géré côté paperasse et je n’ai plus qu’à attendre les experts pour ma porte (qui ferme quand même). Finalement il est où le problème ? Le problème c’est l’accumulation, l’impression que rien ne va. L’impression que c’est trop dur à surmonter. Sauf qu’en fait ça va, je peux surmonter tout ça.

Le fait est qu’on est samedi soir, tout a été géré et je me sens sereine chez moi. Je relativise, qu’est-ce qui pourrait m’arriver de pire maintenant ? Rien. Je prends ça comme une aventure à raconter (« Alors avant Mamy elle habitait dans un quartier riche alors qu’elle était pauvre, et un jour… ») et essaye de passer outre. J’ai quand même autre chose à foutre que déprimer parce qu’un couillon a décidé de fracturer l’appart le plus nul de mon immeuble. Quelque part je suis vexée, il n’a même pas jeté un coup d’œil à la bibliothèque qui est pourtant ma plus grande fierté. Tant pis, la prochaine fois j’achète des bijoux et je les mets dans la salle de bains, ça empêchera les voleurs d’aller jusqu’à ouvrir le pochon de ma cup menstruelle à la recherche d’un butin.

Sinon ça va vous ?

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Une réflexion sur “La rentrée m’a tuer

  1. Nelfe dit :

    Quelle belle semaine de merde ! Je compatis, de mon côté c’était début juillet que le sort s’est acharné sur ma pomme, plusieurs jours d’affilé. La loi des séries qui te fait bien péter un câble tant rien ne va plus… Mais oui finalement, on s’en sort 😉

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