Mes dernières lectures #3

Je ne vais pas vous cacher que depuis l’article « mes dernières lectures #2 » j’ai lu un bon paquet de trucs. Il y a eu du bon et du moins bon, comme d’habitude. Chaque lecture méritait bien quelques mots, mais que voulez-vous ma bonne dame, j’ai eu la flemme.

Comme je viens de finir une lecture fort éprouvante, je me dis que c’est le bon moment pour faire un petit récap de mes dernières lectures. Je vais me limiter à mes 4 derniers romans, les BD viendront plus tard.

Les Hauts de Hurle-vent – Emily Brontë

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Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l’ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s’approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu’au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste.

Si le résumé donne un petit aperçu de la bonne ambiance qu’on va retrouver dans l’histoire, je ne m’attendais pas à un tel condensé de passion, de haine, de vengeance, de mépris et de désespoir. J’ai vécu ces 450 pages comme une épreuve, mais en même temps dès que je refermais le livre, j’avais aussitôt besoin de retrouver les personnages et de retourner aux Hauts de Hurle-Vent. Je voulais savoir ce qui allait arriver à tous les personnages, même j’ai vite compris que la happy end c’est pas du genre de la maison.

Heathcliff (je me rends compte que j’ai passé tout le livre à l’appeler Hearthcliff, ce qui pourrait presque lui aller finalement) est à la base de toute l’histoire. Petit bohémien adopté par Mr. Earnshaw, il est aimé et grandit entouré de Catherine, sa soeur adoptive pour qui il va avoir des sentiments fraternels dans un premier temps, puis une passion dévorante ensuite, et de son grand frère adoptif Hindley. A la mort de Mr. Earnshow, c’est Hindley, le grand frère un peu taré et alcoolique qui va tenir la maisonnée. Plus question de traiter Heathcliff comme un égal, c’est pour le jeune garçon le début de la fin. Catherine, qu’il aime passionnément, va finir par se marier avec le voisin richou, Linton. A partir de là Heathcliff va péter un câble et consacrer toute sa vie et son énergie à se venger de la famille qui est la source de son malheur. Il va détruire un à un les héritiers de la famille Earnshow et Linton (d’ailleurs pour ne pas s’embrouiller avec les divers personnages, sachant qu’en plus ils copulent entre cousins, c’est plus facile d’avoir un petit arbre généalogique. Dans ma vieille édition Le livre de Poche j’en ai un après la préface, il m’a été très utile !).

Je crois que ce qui m’a le plus marqué dans cette histoire, c’est que j’ai détesté la quasi totalité des personnages (jusqu’à les interpeller à haute voix parce qu’ils sont franchement trop énervants) et en même temps il n’y en a aucun complètement mauvais. Même Heathcliff, qui est quand même le gros tarba de l’histoire, a des circonstances atténuantes. On se rend vite compte que la source de toute cette méchanceté est l’amour et la passion entre Catherine et Heathcliff qui n’a pas pu être assouvie.

J’ai été assez étonnée d’apprendre que l’autrice, Emily Brontë, a écrit ce roman à 29 ans sans avoir jamais connu l’amour. Je trouve ça fou qu’on puisse aussi bien dépeindre une passion dévastatrice sans l’avoir réellement vécu. J’ai envie de dire bien ouej Emily, t’es carrément dans le vrai.

C’est un livre qui me faisait un peu flipper (comme tous les livres classiques qui me semblent trop compliqués pour mon petit esprit), mais je ne regrette absolument pas. C’est une très belle histoire et un très très bon livre, même s’il se lit avec une boule dans le ventre.

Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 1 – Ransom Riggs

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Jacob est un ado comme les autres, excepté qu’il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d’enfants qu’il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu’il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s’accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu’à suivre les dernières instructions qu’a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle…

Adapté au cinéma en 2016 par Tim Burton, il y a eu une grosse hype autour de ce livre et je n’ai pas pu résister. Je suis bien contente d’avoir suivi la tendance parce que j’ai énormément aimé ce livre (un peu moins l’édition avec sa tranche d’un violet moche).

J’ai aimé le fond, mais également la forme. On retrouve régulièrement, pour illustrer les propos de l’auteur, de vieilles photos ambiance « monstres de foire ». Ça crée une ambiance un peu glauque et bizarre, ça a beaucoup fonctionné sur moi ! D’ailleurs je n’ai pas bien dormi à cause d’une photo un peu flippante qu’on retrouve vers la fin du livre (celle de l’estre, pour ceux qui ont lu).

On va suivre Jacob, ado qui ne croit plus aux histoires extravagantes de son grand-père. Depuis qu’il est tout petit, ce dernier lui raconte qu’il a grandi dans un orphelinat avec des enfants extraordinaires, aux pouvoirs fantastiques. Il lui montre régulièrement des photos, de toute évidence truquées, se dit Jacob, d’une petite fille qui vole ou d’une autre qui soulève une énorme pierre d’une main.

Alors que son grand-père commence à devenir fou, à hurler qu’il est poursuivi par des monstres, Jacob va le retrouver mortellement blessé par l’un de ces monstres. Les dernières paroles de son grand-père vont mener Jacob sur le chemin de ce fameux orphelinat où il a passé son enfance…

Aussitôt commencé, aussitôt terminé ! J’aime beaucoup le dosage « jeunesse mais pas trop ». C’est facile à lire et fluide comme un livre jeunesse, et en même temps l’histoire a assez de profondeur pour ne pas ennuyer un lecteur adulte. J’ai même un peu flippé par moment, les méchants font réellement peur.

J’ai trop hâte de lire la suite !

Soie – Alessandro Baricco

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Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des oeufs sains.
Entre les monts du Vivarais et le Japon, c’est le choc de deux mondes, une histoire d’amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d’une voix, la sacralisation d’un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.

Ça fait longtemps qu’on me conseille de lire Alessandro Baricco. J’ai enfin franchi le pas avec Soie, un très court roman que j’ai trouvé d’occasion à un euro (#pauvreté).

J’ai fini ce livre en un aller-retour au travail. A peine 140 pages pour un récit toute en délicatesse.

Alors que les élevages de vers à soie de son village (et donc toute l’économie locale) sont menacés par une épidémie, Hervé est désigné pour aller chercher des oeufs de vers à soie sains au Japon. De ce voyage à l’autre bout du monde Hervé revient bouleversé. Des liens vont se tisser de voyage en voyage entre Hervé et le Japon, et surtout entre Hervé et une mystérieuse femme.

C’est une histoire difficile à résumer, les émotions passent autant par des sensations que par les mots, et c’est très beau. J’ai beaucoup aimé ce court roman plein de poésie, d’amour et de douceur. Il se lit très rapidement et offre une petite parenthèse très agréable.

Journal Intime – Chuck Palahniuk

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Misty Wilmot est une femme frustrée, intelligente et sensible, coincée sur une île défigurée parle tourisme où elle travaille comme une esclave dans un grand hôtel régulièrement vide. Son mari, architecte rencontré dans une école d’art, est dans le coma après ce qui ressemble à un suicide. Plus rien ne tourne rond. L’île, secrète, devient inquiétante, génératrice de psychoses. Pourquoi Peter, avant de vouloir en finir, a-t-il scellé certaines pièces des villas sur lesquelles il travaillait ? Comment expliquer les messages haineux qu’il a bombés sur les murs, annonçant la vengeance des habitants de l’île contre les envahisseurs ? Pourquoi les autochtones se mettent-ils à regarder Misty bizarrement comme si, subitement, elle était devenue autre, comme une sorte d’ennemie ?…

J’aime Chuck Palahniuk. Il y a du très bon, du bon et du moins bon dans ce qu’il fait, mais à chaque fois il nous transporte quelque part. Je prends chacun de ses romans comme un exercice de style. A chaque histoire ses tics de langages, ses champs lexicaux et ses obsessions. Chuck est un obsessionnel qui écrit sur des obsessionnels.

Dans Journal Intime, Chuck Palanhiuk nous parle de peinture et d’Art. Il nous raconte l’histoire de Misty, qui a épousé Peter qu’elle a rencontré en fac d’arts. Lorsqu’on fait la connaissance de Misty, Peter est dans le coma suite à un suicide raté. D’apprentie artiste à « esclave » dans un grand hôtel, Misty nous décrit son triste quotidien dans son journal intime. L’histoire va vite partir en couilles (Chuck oblige) et il va être question de malédiction, de séquestration et on va frôler (sans jamais vraiment toucher) le fantastique.

Ce qui est intéressant dans ce roman, c’est que l’auteur ne fait pas les choses à moitié. En parallèle à l’histoire de Misty, on va en apprendre beaucoup sur la peinture, sur certains artistes et sur l’Art. J’ai découvert le syndrome de Stendhal par exemple (maladie psychosomatique qui est provoquée par une « surcharge d’oeuvre d’art » et qui vient de Stendhal qui a été physiquement touché par la beauté de Florence) et les différentes maladies dont souffraient les peintres, notamment à cause des toxines dans la peinture.

Souvent, avant de me lancer dans une livre, je vais voir un peu les critiques en ligne. Journal Intime est super mal noté et j’ai eu un peu peur de tomber sur un récit WTF et incompréhensible. Finalement j’ai beaucoup aimé. Ce n’est pas mon préféré de l’auteur parce que l’univers (l’île, avec ses habitants) me semble beaucoup trop éloigné de ma réalité (contrairement à Survivant, Fight Club, Choke ou Monstres Invisibles, où on retrouve des gens exclus de la société, un peu « différents », mais qu’on pourrait tous devenir à un moment ou un autre finalement).

En bref, j’ai passé un bon moment. Après si vous ne connaissez pas trop l’auteur ou que vous n’adhérez pas à son style vous pouvez passer votre chemin ! Moi je suis une fangirl assumée.

J’espère que ce n’était pas trop long et que ça vous a donné envie de découvrir un peu ces ouvrages ! Vous avez lu quoi vous ces derniers temps ?

Dimanche bref

Alors que les jours semblaient s’éterniser ces derniers temps, je n’ai pas vu passer la semaine ! Je n’ai pas réussi à me motiver pour faire tout ce que je voulais ce weekend, mais que voulez-vous, on n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie. Et puis j’ai dormi alors c’est cool.

De lundi à mercredi c’est métro-boulot-dodo. Oui, dodo ! Je suis un peu décalée, je me couche tôt et me réveille bien avant que mon téléphone chantonne les 6h, mais au moins je dors et me sens reposée.

Jeudi c’est soirée retrouvailles avec d’anciennes collègues. J’ai passé une chouette soirée avec bien évidemment des gens très cool, mais je me suis retrouvée pile en milieu de table et comme on était une grosse tablée j’ai passé la soirée à naviguer d’un groupe à l’autre avec l’impression de n’avoir pas pu profiter correctement de tout le monde. Résultat on va devoir organiser une nouvelle soirée pour rattraper ça. QUEL DOMMAGE.

Vendredi télé. Après avoir mangé ultra tôt (genre avant 19h) un bon petit libanais, on a passé la soirée devant la télé avec A. Ça nous arrive assez rarement, mais j’ai insisté pour regarder Koh-lanta. J’ai même pas honte. On a tellement ri. Faut dire que les participants sont extraordinaires cette année ! On a passé la soirée à imaginer le guide de survie d’après l’équipe bleue, on n’a plus qu’à trouver un éditeur. (« On n’a pas de cabane mais là-bas on a fait un trou pour faire caca »)

Samedi fin de déménagement d’un couple d’amis. Même si je me retrouve rapidement inutile quand il faut faire des tâches un peu physiques, ça m’a fait plaisir de les aider. On a passé la journée et la soirée à discuter, et comme d’habitude chez eux j’ai trop bien mangé. C’était une longue mais très agréable journée.

Aujourd’hui c’était trop court ! Une fois les tâches ménagères terminées j’ai eu un élan de courage et j’ai enfin réalisé un de mes gros chantiers rangement/tri : les papiers. J’ai longtemps détesté la paperasse. Chaque courrier qui me semblait important finissait obligatoirement avec les autres papiers importants, empilés sans logique et enfournés dans des pochettes cartonnées datant de la fac. J’ai pris deux heures pour tout sortir, trier, jeter (presque la moitié est passé à la poubelle) et je suis très satisfaite ! Il y a encore du boulot de ce côté là, les documents ne sont pas triés par ordre chronologique par exemple, mais on va dire que c’est un énorme pas de fait !

Le reste de la journée a été consacré à la cuisine, aux câlins avec le chat et à ma petite personne. J’ai testé un masque en tissu Tigrou que ma meilleure amie m’a apporté du Japon. Je ressemblais plus à Leatherface qu’au personnage de Disney, mais ma peau est toute douce ! Maintenant je vais boire une tisane et au dodo.

Cette semaine côté lecture j’ai terminé Am stram gram et commencé deux nouveaux romans : Comme un roman de Daniel Pennac et Trash Circus de Joseph Incardona. Pour le moment j’aime énormément le premier, tandis que l’autre me laisse dubitative. A suivre !

Et vous votre semaine ?

Dimanche (encore) au soleil

La météo a décidé de suivre mon moral. Bien pourri sur le début de semaine et beaucoup mieux sur la fin ! Je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller boire des coups en terrasse, mais ça y est le printemps arrive et c’est bien cool.

Lundi je passe une journée bien pourrie. Pour la peine je quitte tôt le boulot et déambule dans une Fnac pendant 45 min (ça me détend). Je ressors avec 3 nouveaux romans (Am Stram Gram de M. J. Arlidge, Le Choeur des femmes de Martin Winckler et Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs) et un cadeau pour L. : Oui ! 101 questions à se poser avant de se marier de Margaux Motin. Parce que oui, ma meilleure amie se marie l’année prochaine et c’est clairement la meilleure nouvelle de l’année ! Je passe la soirée avec elle, on se fait un apéro où je lui raconte mes malheurs et elle me raconte son voyage au Japon, son futur mariage et son nouveau travail. Elle cumule les bonne nouvelles et ça fait du bien !

Mardi et mercredi c’est métro, boulot, dodo. Je lis, regarde des séries et écris un peu. Ah et je passe à la pharmacie acheter du Novanuit histoire de réussir à dormir plus de 3 heures par nuit. Ça marche plutôt pas mal pour le moment, je m’endors vite, mais mon sommeil est de très mauvaise qualité. On verra sur le long terme ! (C’était le point mamie)

Jeudi je vois A. Ca fait longtemps qu’on n’a pas eu une soirée entière tous les deux. Il nous prépare des pizzas maison et me sert une bière pendant que j’écris ma petite connerie du vendredi pour les collègues. On mange devant Quotidien et s’endort super tôt parce qu’il est en décalage horaires et moi épuisée.

Vendredi c’est cool, c’est vendredi ! Je regarde le début de Koh-Lanta mais sombre assez vite dans le sommeil, soulagée que cette semaine se termine enfin.

Samedi il fait trop beau ! Je passe la matinée à lire, je termine enfin le roman sur lequel je suis depuis 15 jours. L’après-midi je me ballade un peu et profite du soleil, j’achète un livre d’occasion, Journal Intime de Chuck Palahniuk, et des dossiers pour pouvoir trier mes papiers. A. me retrouve le soir, il me fait encore une fois à manger et on regarde un film. Encore une fois couchés tôt (enfin surtout lui), vivement qu’il tienne au-delà de 21h !

Aujourd’hui c’était ciné le matin, sieste, lecture et le reste de Koh-Lanta. Faut que je sois à jour pour discuter de tout ça avec mes collègues demain matin ! Après ça je vais me préparer un petit truc à manger, une énorme tasse de tisane et lire un peu.

En parlant lecture, à cause de ma fatigue j’ai mis près de 15 jours à lire American Gods de Neil Gaiman. Assez dense, j’ai énormément apprécié ce mélange de mythologie et de fantastique. Depuis le temps que je voulais lire un roman de cet auteur, je ne suis pas déçue ! J’ai d’ailleurs récemment appris qu’une série adaptée du roman allait sortir fin avril, j’ai vraiment hâte de voir ce que ça peut donner à l’écran ! Si ça vous intéresse : la bande-annonce.

Comme je n’arrivais pas à me concentrer assez sur mon roman à la maison, j’en ai profité pour lire Letter 44 de Charles Soule et Alberto Jimenez Albuquerque. Ce comics est une jolie réussite, les dessins sont bien foutus et l’histoire super prenante. C’est de la science-fiction, une histoire de vaisseau envoyé dans l’espace pour surveiller une vie extra-terrestre détectée par la Nasa. On suit l’histoire de l’espace, avec l’équipe du vaisseau, mais aussi de la terre et plus précisément de la Maison Blanche avec le 44e président des Etats-Unis. Un bon titre que je vous recommande !

Sinon ce matin j’ai commencé Am stram gram, acheté lundi soir. Un bon petit page-turner comme je les aime, je pense qu’il ne va pas faire long feu !

Rien de nouveau côté séries, en revanche j’ai vu 2 films cette semaine. Samedi soir c’était La Folle Histoire de Max et Léon. Je n’attendais rien de ce film, j’aime modérément le Palmashow donc j’étais modérément emballée. Finalement c’était pas mal du tout ! C’était drôle et j’ai passé un bon moment. Le casting est vraiment top, avec plein d’apparitions de gens que j’apprécie (et puis y a Jonathan Cohen en slip s’il vous plaît). Une bonne petite surprise.

Ce matin on a été voir Patients de Grand Corps Malade. Là aussi j’étais pas ultra chaude, d’autant que je n’avais pas vu la bande-annonce. Grosse surprise, c’était vraiment très bien. C’est drôle, touchant, plein d’espoir et triste parfois. Je suis passée du rire aux larmes et je ne regrette pas du tout de m’être levée pour aller le voir !

Dans l’ensemble c’était une chouette semaine ! Et la votre ?

 

 

Dimanche au soleil

Ça y est, le soleil est revenu. Bientôt le printemps, bientôt les apéros en terrasse. En attendant je suis emmitouflée dans ma couette, parce qu’on se les gèle un peu quand le soleil est couché.

La semaine était placée sous le signe de la grosse déprime au boulot, mais de cette envie de pleurer dès que je me retrouve devant l’immeuble de ma boîte sont ressorties deux bonnes choses.

La première est que j’ai trouvé un nouvel allié pour m’aider à faire passer le temps sans complètement défoncer ma productivité, et c’est tout simplement le podcast. (Bien ouej Aurore, tu découvres le podcast en 2017, le monde est fier de toi). J’ai remarqué qu’écouter des gens parler ne m’empêchait pas du tout de bosser (encore une illustration du vide intellectuel de ce taff) et que ça calmait en même temps mes angoisses/crises de nerf. Au programme La drôle d’humeur de Pierre-Emmanuel Barré (« légèrement » vulgaire, mais je crois que j’aime bien ça), Comics Outcast (sur les comics donc) et La Veillée. Ce dernier programme m’a complètement hypnotisée. Les histoires sont parfois drôles et incroyables, mais toujours émouvantes. J’ai hâte d’entendre les prochaines histoires et pourquoi pas assister aux prochaines Veillées parisiennes.

La seconde est que j’ai trouvé une nouvelle occupation ! Régulièrement j’ai de nouvelles envies, mais je ne les concrétise que très rarement. Cette fois-ci j’ai pris les choses en mains (= un abonnement premium openclassrooms) et j’ai commencé à apprendre à coder. Le but, sur le sans doute très long terme vu la vitesse à laquelle j’enregistre les nouvelles informations, est de pouvoir proposer une première mouture d’un projet qui me trotte dans la tête depuis un moment et de ne pas me sentir bloquée par mon manque de compétences dans ce domaine. Affaire à suivre donc, si ça se trouve la semaine prochaine je vous annonce que ça me saoule et que j’arrête tout pour me mettre à la broderie. Au moins ça m’a donné l’occasion de passer chez Hema pour m’acheter de jolis cahiers.

Sinon la semaine a été très calme, mercredi on a fêté la Saint-Valentin avec A., il m’a offert des vernis O.P.I et je suis assez épatée par la justesse de ses choix ! Un bleu ciel (en même temps on peut pas se tromper avec un vernis bleu), un lavande et un vert pastel. Le mec a du goût. Et moi je ne lui ai rien offert, parce que je suis une copine parfaite.

Côté lecture j’ai enfin terminé Madame Bovary. J’ai lu les presque 200 dernières pages d’une traite samedi matin, finalement Flaubert aura réussi à me tenir jusqu’au bout ! A côté de ça j’ai terminé Le CV de Dieu de Jean-Louis Fournier.  Ce roman m’a été offert par mon petit frère il y a quelques années et il était grand temps que je le sorte de ma PAL ! C’est une lecture assez sympa, avec de très courts chapitres qui peuvent se lire par-ci par-là. La plume de l’auteur est légère et j’ai été agréablement surprise, même si clairement je n’en garderai pas un souvenir impérissable. J’ai également continué ma lecture de l’intégrale de L’Incal de Moebius et Jodorowsky. Cette BD est tellement belle. C’est un mélange d’aventure et de mysticisme, les dessins sont ouf et l’histoire très prenante. J’ai attendu un moment avec de la lire de peur d’être déçue (ça fait 7 ans que A. me met la pression) et finalement je ne regrette pas !

Je pensais finir ma PAL avant de faire de nouveaux achats, mais c’est trop triste et en plus j’avais des chèques-cadeaux à utiliser. Les nouvelles arrivées : le tome 3 de La Tour Sombre de Stephen King, American Gods de Neil Gaiman, Le syndrome du pire de Christoffer Carlson et le premier tome de Letter 44 de Charles Soule et Alberto Jimenez Albuquerque.

Côté écran, point de cinéma cette semaine, mais on s’est re-regardé Un air de famille de Cédric Klapisch, avec le duo Jaoui/Bacri. Ce film est tellement génial ! Tout est dans la finesse, les personnages sont touchants, les situations hilarantes et le casting incroyable. Je suis une grande fan de ce film et ça me donne envie de regarder d’autres films avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri.

Niveau séries j’ai continué Quantico, Criminal Minds et The Walking Dead. J’ai surtout commencé Riverdale, la petite nouveauté Netflix que tout le monde compare à Pretty Little Liars. J’aime beaucoup ce début de saison, qui fait en effet penser aux bons épisodes de PLL, mais avec des personnages plus attachants. Je suis complètement prise dans l’histoire et j’attends avec impatience vendredi pour pouvoir regarder la suite (et être en weekend accessoirement).

Et vous, elle était comment votre semaine ?

 

Dimanche chill

J’ai l’impression que cette semaine a duré une éternité ! Je trouve le temps long en ce moment, il est grand temps que je me trouve une occupation. Quelque chose qui me donne envie de me lever le matin (autre chose que l’obligation d’aller travailler). J’y réfléchis, j’ai deux-trois idées, mais chez moi le taux de passage des idées de mon cerveau à la réalité est d’environ 0,003%. A suivre donc (ou pas).

Lundi c’est la grosse motivation, j’arrive à faire des courses ultra saines et à cuisiner. J’entame aussi un petit programme de pilates. J’ai sans doute l’air ridicule quand j’essaye de bouger mon corps à la fois raide et flasque sur mon tapis de sol tout en luttant contre les attaques du chat qui trouve ça très amusant de me voir gigoter, mais ça me fait du bien ! D’ailleurs j’ai réussi à faire mes 30 minutes de vidéo tous les soirs, donc je suis fière de moi. Courbaturée, mais fière.

Mardi soir A. est à la maison. Il prépare une pizza pendant je transpire de la raie en faisant des abdos. Après l’effort j’ai droit à un bon verre de vin rouge (en vrai je me suis tapé une bonne moitié de bouteille) et on termine la soirée devant Robocop (j’ai tenu 10 minutes avant de m’endormir).

Mercredi matin petite crise de larmes. Je ne sais pas si c’est la fatigue, la colère ou l’ennui que me provoquent ce taff, mais j’ai eu énormément de mal à sortir du lit. Heureusement le midi on va au restaurant avec les copines/collègues et le soir on va boire des bières. Elles me remontent carrément le moral.

Jeudi soir A. est encore là. Sushi + Friends, c’est génial.

De vendredi soir à aujourd’hui c’est gros chill. Je regarde des séries, je traîne sur Youtube et je fais des câlins au chat. J’ai aussi fait un gâteau et du sport, on va dire que ça compense un peu le fait que je ne sorte pas de chez moi du weekend ?

Côté lecture je suis sur Madame Bovary. J’y vais tranquille, étant donné l’action et l’intrigue palpitante du livre. C’est mon classique du mois et pour le moment je suis plutôt satisfaite de mon choix !

Côté série, j’ai enfin terminé Misfits. Ça me rend un peu triste de devoir laisser la petite bande, mais je suis vraiment contente d’avoir continué malgré le changement complet de casting. C’était bien du début à la fin !

J’ai aussi terminé la première saison de Dirk Gently’s Holistic Detective Agency (dispo sur Netflix) et quelle bouffée d’air frais ! Ça fait quelques années que je m’enfile les pilots à la recherche d’une série qui sorte un peu de l’ordinaire et je crois que j’ai enfin trouvé ce qu’il me fallait. Tirée des romans de Douglas Adams (qui a écrit Le guide du voyageur galactique), cette série est drôle et absurde, et en même temps il y a de l’action, des rebondissements et du mystère. L’histoire est difficilement racontable parce qu’elle part dans tous les sens alors je vous conseille de regarder un ou deux épisodes afin de comprendre ce que je raconte ! (Ah et y a Elijah Wood dedans <3).

Je vous laisse, je vais me vernir les ongles en regardant Glee. Ça a été votre semaine ?

Un dimanche de février

« Alors oui, la fille elle revient presque deux mois plus tard, elle souhaite pas la bonne année, elle donne pas ses bonnes résolutions et c’est à peine si elle a frotté ses chaussures sur le paillasson avant d’entrer. »

J’avais pourtant plein de trucs à raconter ! Les fêtes, le douloureux retour des fêtes, le temps pourri et la déprime post-nouvelle année (= un pas de plus vers la tombe). Finalement je reviens après une très bonne semaine, pour le moment la meilleure de l’année ! Pas compliqué tu vas me dire vu qu’on est début février, mais quand même.

A. a réussi à trouver du temps dans son planning ultra chargé (j’ai vu son agenda pour les prochains mois et je vais probablement décéder de solitude) pour m’emmener 3 jours à Venise ! Au programme de longues balades sous la pluie et la brume, entrecoupées de pauses cafés – Spritz. C’est joli Venise. Je m’attendais à une sorte de ville musée spécialement faite pour les touristes et j’ai été agréablement surprise. Alors oui, y a environ 12000 boutiques de masques made in China et tu es régulièrement abordé par des gondoliers qui veulent absolument que tu fasses une balade romantique sur les canaux, mais quand on s’éloigne un tout petit peu de la place San Marco on découvre de jolis endroits.

J’ai adoré me perdre dans les ruelles très étroites de la ville (la numérotation et le nom des rues c’est le chaos) et chercher pendant des heures le restaurant du midi et celui du soir. Niveau bouffe c’était le paradis, pâtes à presque chaque repas (c’est souvent le seul choix VG de la carte), mais à chaque fois le plat était complètement différent de ce que j’avais mangé la veille. Sinon le vin était plutôt pas mal, mais pas ouf non plus. En fait on connaissait pas trop les cépages alors on choisissait au pif.

Vendredi retour au boulot un peu difficile, mais finalement ça passe vite. J’ai pu profiter de Johnny vendredi soir (il a été insupportable à notre retour) et reprendre une petite routine.

Hier et aujourd’hui c’est sport (45 min d’exercices devant mon ordi chaque matin, c’est déjà ça), lecture et cuisine. La pluie me donne moyennement envie de sortir alors j’en profite pour flemmarder dans le lit et rattraper le ménage en retard. Je suis assez fière de moi à ce niveau-là, j’arrive à tenir un bon rythme depuis quelques mois et je ne me laisse plus jamais déborder  !

Côté lecture j’ai terminé la deuxième intégrale de Locke & Key et je pense finir la troisième la semaine prochaine. Sinon je lis plutôt des romans jeunesse, j’ai fini le premier tome de la série Le livre des étoiles d’Erik L’Homme et j’ai bien entamé le première tome de Trackers de Patrick Carman.

Côté séries j’ai regardé la 4ème saison de Misfits et commencé la 5ème. Les personnages changent, mais l’esprit trash et décalé de la série est toujours là ! J’ai vu le premier épisode de Powerless, qui est plutôt sympa. A voir ce que ça donne sur le long terme. Et surtout j’ai terminé la première saison de la très très bonne série Sweet/Vicious. Je crois que c’est la série qui m’a le plus fait kiffer ces dernières années.

Et voilà pour cette semaine ! C’était bien de votre côté ?

Dernier dimanche avant Noël

Cette année est passée tellement vite ! Il faut que je réfléchisse à mon bilan 2016, mais dans l’ensemble c’était pas joli joli, on était plutôt sur la thématique de l’échec et de la déception. Heureusement que le mois de décembre est là pour remonter un peu le niveau. Bon les deux dernières semaines ont pas été fabuleuses, d’où l’absence d’article, mais cette semaine a remonté le niveau.

Lundi anniversaire d’une collègue round 2, on en profite pour fêter ça dans notre bar fétiche qui vient de rouvrir ses portes. Ça manque de canapé, mais y a du camembert rôti alors on fait avec. J’ai profité de cette dernière journée dans la team 27 (et j’ai survécu youhou) pour chausser mes belles chaussures à paillettes, achetées sur un coup de tête un soir de perdition. Elles sont terriblement cool, mais j’ai beaucoup saigné des pieds et en plus j’ai marché dans la merde. Deux fois. Je crois que c’est le karma qui voulait compenser ma coolitude.

Mardi c’est mon anniversaire ! Tout le monde est trop mignon avec moi, même le chat a pensé à moi et a gentiment déposé une petite crotte sur mon parquet pour que je puisse profiter de la journée dès le réveil. Journée de boulot des plus ordinaires, sauf que des petits cadeaux ont été déposés sur mon bureau, au programme des chocolats, un dinosaure en origami et un masque pour les pieds. Ah et j’ai eu une pâte à prout dans mon calendrier de l’Avent. Ils sont pas cool mes potes ? Le soir on va au bar, on me fait encore des petits cadeaux mignons et je ne me souviens pas avoir payé un seul verre. Pour sublimer cette journée, je m’endors dans le métro (deux fois), mais je me réveille pile avant ma station.

Mercredi ce n’est plus mon anniversaire, mais on s’en fout parce qu’on organise le petit-déjeuner dans mon entreprise et j’ai pu cacher ma gueule de bois pendant deux heures derrière des lunettes de soleil en sirotant des jus de fruits : ce thème « tropiques » est très bien tombé. Malheureusement pour L. que je devais retrouver le soir, son patron est un gros con et elle doit rester au boulot. Le seul point positif c’est qu’elle va bientôt quitter ce taff de merde pour un mieux. Du coup je profite de cette soirée pour acheter le cadeau de Secret santa qui a lieu le lendemain matin (pourquoi s’y prendre à l’avance quand on peut tout faire la veille ?) et dormir.

Jeudi je suis très fatiguée, mais c’est Secret Santa et encore une occasion de ne pas bosser. Niveau productivité on est au top en cette fin d’année, y a pas à dire. Mon cadeau a l’air de beaucoup plaire à l’heureuse élue, je reçois pour ma part un bijou « parce que t’en portes jamais d’habitude ». Le soir c’est pendaison de crémaillère d’un collègue. Je dois dire que j’ai été très honorée de faire partie des quelques invités dans la boîte ! Après un petit tour dans les magasins pour acheter les derniers cadeaux, on se rend dans le très chouette appartement du collègue. Pour la faire courte, c’était une soirée bien arrosée, les gens étaient très sympa et j’ai beaucoup rigolé (même avec ma responsable que je n’apprécie pas du tout au boulot mais que j’aime bien en dehors).

Vendredi la putain de gueule de bois. Note pour plus tard : ne bois pas de gin, ou alors des doses normales. Rdv chez la gynéco et je crois bien que c’est la première fois que je sors d’un rendez-vous médical aussi satisfaite. Elle est gentille, à l’écoute, m’a très bien conseillée/expliquée, mais elle est surtout d’une bienveillance folle. C’était la première fois de ma vie qu’on me demandait si on m’avait déjà fait du mal et qu’on me proposait d’en parler. Ça peut paraître tout con, mais j’ai eu les larmes aux yeux, c’était la première fois que j’avais l’impression d’être un être humain et non pas un numéro de sécurité sociale. L’après-midi je vais chez le coiffeur (pour le travail) et j’ai droit à un super massage qui me fait passer définitivement la gueule de bois. En plus je crois que j’aime bien ma nouvelle coiffure, peut-être parce que c’est sensiblement la même que d’habitude. Je retrouve ensuite A. qui me propose de fêter mon anniversaire à la maison. Il me fait à manger, on boit du Champagne et il m’offre les intégrales de Locke & Key dont on parlait quelques jours plus tôt, ce mec est tellement merveilleux. Dodo à 20h comme des petites merdes, mais on est tous les deux à bout (lui à cause du boulot, moi je suis juste trop sortie), et on fait une énorme nuit.

Samedi & dimanche je ne fais strictement rien. Ah si je suis sortie pour aller acheter des croquettes et je me suis fait un masque pour les pieds. Ces deux journées se résument à boire du thé, manger du chocolat et regarder des séries. J’ai pu avancer dans The Walking Dead, New Girl, Sherlock, Sweet/Vicious et terminer Life is too short. Je pense finir la journée devant Criminal Minds.

Je ne sais pas si ça intéresse grand monde ces « Dimanche », mais ça me permet de me vider un peu de la semaine, de mettre à l’écrit les choses positives. Je fais ça d’une traite, sans forcément me relire, donc désolée pour les changements de temps et les « le » qui se transforment en « la ». (C’est pas ma faute, c’est mon cerveau qui contrôle mal mes doigts.)

Dimanche prochain je serai en famille, j’ai TROP hâte !

Mes dernières lectures #2 (Octobre-novembre 2016)

De retour pour un article consacré à mes lectures. Encore une fois il y a un peu de tout : du contemporain, du thriller, du policier, de l’humour et même de la littérature de jeunesse. Il faut que je continue à varier les styles, j’aime bien passer d’une histoire très cucul à un bon polar. J’ai tenté divers challenges, mais je ne suis pas assez régulière pour ça malheureusement. Je vais déjà essayer de m’imposer la lecture d’un classique tous les mois parce que j’en ai pas mal qui attendent sagement dans ma bibliothèque depuis plusieurs années et la lecture d’un tome d’une saga (romans, BD ou manga) parce que comme pour les séries je commence plein de trucs en même temps et à la fin je ne sais plus où donner de la tête. Bref, passons à mes lectures d’octobre et novembre.

Police – Hugo Boris (ed. Grasset, 198 p, 17,50€)

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Ils sont gardiens de la paix. Des flics en tenue, ceux que l’on croise tous les jours et dont on ne parle jamais, hommes et femmes invisibles sous l’uniforme. Un soir d’été caniculaire, Virginie, Érik et Aristide font équipe pour une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière. Mais Virginie, en pleine tempête personnelle, comprend que ce retour au pays est synonyme de mort. Au côté de leur passager tétanisé, toutes les certitudes explosent. Jusqu’à la confrontation finale, sur les pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle, où ces quatre vies s’apprêtent à basculer. En quelques heures d’un huis clos tendu à l’extrême se déploie le suspense des plus grandes tragédies. Comment être soi, chaque jour, à chaque instant, dans le monde tel qu’il va ?

Ce très court roman ce lit d’une traite. Il nous raconte une reconduite à la frontière faite par 3 gardiens de la paix. A cause d’un incendie dans un centre de rétention administrative, les agents sont sur le pont et les gardiens de la paix sont mis à contribution. Ce n’est pas une mission habituelle pour eux, une reconduite à la frontière ce n’est pas anodin, surtout quand on sait qu’on emmène un homme à l’abattoir. Ce roman c’est aussi et surtout l’histoire de 3 flics, qui vont vivre cette expérience inhabituelle de manières différentes. Les personnages sont profondément humains, tiraillés entre leurs devoirs en tant que gardiens de la paix, mais aussi leurs valeurs et leurs idéaux en tant que citoyens. C’est une histoire intense et qui ne laisse pas indifférent, j’ai beaucoup aimé !

Love letters to the dead – Ava Dellaira (ed. Michel Lafon, 316 p, 16,95€)

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Au commencement, c’était un simple devoir. Ecrire une lettre à un mort. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres où elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses nouveaux amis, de son premier amour… Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est réellement passé, la nuit où May est décédée.

 

Lors de la sortie du livre il y a deux ans, j’ai lu énormément de chroniques élogieuses sur ce roman jeunesse. Ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais je l’ai trouvé pour trois fois rien en grand format dans un magasin de déstockage (elle est pas sexy ma vie ?) alors je me suis dit que j’allais tenter le coup. Et puis la couverture est jolie.

Laurel est une jeune lycéenne qui a perdu sa sœur et qui n’arrive pas à faire son deuil. Un jour, sa professeure d’anglais donne à la classe un devoir : écrire une lettre à une personne décédée. Laurel choisit Kurt Cobain, que sa sœur adorait et qui est lui aussi mort jeune. Cet exercice va énormément plaire à Laurel, qui va y trouver un exutoire. Ce roman épistolaire est un peu le journal intime de Laurel. On va partager son quotidien au lycée, à la maison, ses relations avec les garçons, sa famille, ses amis et surtout les étapes qui vont la mener à faire son deuil. Si l’histoire est touchante et le style facile à lire, j’ai eu énormément de mal à venir à bout de ce livre (qui fait à peine 300 pages). Les personnages ne m’ont pas touchée et, peut-être que c’est mon côté vieille conne qui surgit déjà, mais ils m’ont même plutôt énervée. Je n’ai pas réussi à m’attacher à Laurel ni à aucun autre personnage, c’était globalement une lecture plaisante mais sans plus.

Epîtres – François Rollin, Arnaud Tsamere et Arnaud Joyet (ed. de La Marinière, 139 p, 15€)

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François Rollin, Arnaud Tsamere et Arnaud Joyet sont heureux.
Ils se voient confier l’écriture du nouveau spectacle  » seul-en-scène  » d’Arnaud Tsamere. Ils décident de s’y atteler par courrier et mettent en place (malgré eux ?) un système épistolaire qui ne va pas leur faciliter la tâche… Le premier écrit au second qui s’en ouvre au troisième qui répond au premier. Le cercle qui aurait pu se révéler vertueux devient vicieux et va prêter aux dérapages de toutes sortes…
Il convient de préciser que les auteurs n’ont pris connaissance de la totalité de l’ouvrage qu’à sa publication.

J’ai TELLEMENT ri. Ce livre est une petite merveille d’absurdité. J’aime énormément les trois auteurs, que je trouve drôles mais surtout extrêmement talentueux.

Le pitch est simple, Arnaud Tsamere – l’humoriste à succès tout droit sorti de l’émission de Ruquier ONDAR – demande à François Rollin (qu’on ne présente plus) et Arnaud Joyet (qu’on devrait présenter un peu plus)(auteur, acteur, musicien, metteur en scène, le mec est bourré de talents) d’écrire son prochain spectacle. Les trois auteurs ne communiquent entre eux que par un système épistolaire triangulaire complètement absurde : Tsamere écrit à Joyet qui écrit à Rollin qui écrit à Tsamere. C’est bourré d’absurdités, d’autodérision et de quiproquo, les propos des uns étant systématiquement déformés par ce système triangulaire. Ce n’est pas le genre de livre qui se décrit facilement, alors je vais juste dire que c’est SUPER drôle, que j’ai ri à haute voix à plusieurs reprises (dans le métro, pour vous dire la drôlerie du machin) et que tous ceux qui l’ont lu sont unanimes : c’est génial.

L’appel du coucou – Robert Galbraith (ed. Le livre de Poche, 695 p, 8,30€)

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Une nuit d’hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu’au jour où l’avocat John Bristow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike.

Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l’armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l’Internet, Strike est chargé d’enquêter sur la mort de Lula.

De boîtes de nuit branchées en hôtels pour rock-stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et le manoir où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manoeuvres inspirées par la vengeance.

Pour les deux du fond qui n’ont pas suivi : Robert Galbraith = J. K. Rowling. J’avais hâte de retrouver la plume de la maman d’Harry Potter, mais j’ai mis plusieurs années à sortir ce livre de ma PAL parce que j’avais un peu peur du résultat… Finalement ce roman a été une très bonne surprise ! J’ai énormément apprécié le personnage de Cormoran Strike, cet anti-héros est très attachant. Ce livre est un roman policier tout ce qu’il y a de plus classique, avec un détective qui enquête sur une histoire de suicide qui n’en serait pas un. Rien de neuf à ce niveau là, ça sent le déjà-vu. Sauf que notre cher Robert a réussi à me scotcher du début à la fin. C’est assez rare d’arriver au bout d’un pavé de près de 700 pages sans avoir eu de coup de mou. L’histoire est bourrée de rebondissements, les personnages sont intéressants et contrairement à certains romans policiers, je n’ai pas eu l’impression de connaître la fin dès les premières pages. Je compte bien lire la suite des aventures de Strike ces prochains mois !

Elvis, Jésus et Coca-Cola – Kinky Friedman (ed. Rivages/Noir, 320 p, 9€)

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Tom Baker, dit « la boulange », vient de mourir, officiellement d’une overdose. Mais comme dirait Kinky, chacun n’est-il pas voué à mourir d’une overdose de vie un jour ou l’autre ? Tom Baker avait réalisé un documentaire sur les imitateurs d’Elvis et, aussi improbable que cela paraisse, le film a disparu. Disparition qui sera suivie de quelques meurtres mystérieux à Manhattan. Pour Kinky et les irréguliers du Village, c’est de nouveau l’occasion de mener l’enquête, avec des méthodes toujours aussi personnelles : « prions », ai-je dit à la chatte. « Cher Dieu, Jésus, Bouddha ou L. Ron Hubbard, aide-nous à retrouver ce documentaire sur les imitateurs d’Elvis. »

Il y a quelques mois j’ai testé la box littéraire La Kube. Le principe est simple, on indique notre dernière lecture et on explique en quelques mots quel type de livre on veut recevoir. J’avais demandé un récit corrosif et décalé, et on peut dire que les libraires ont bien travaillé ! Je ne connaissais pas du tout l’auteur, mais j’ai tout de suite accroché à son style décalé. C’est drôle, ça part dans tous les sens et en même temps Kinky a une âme de poète. Les amis de Kinky sont aussi déjantés que lui, alors quand la joyeuse bande décide d’enquêter sur des meurtres et sur la disparition d’un mystérieux documentaires sur les imitateurs d’Elvis, ça fait un sacré bordel ! C’est le genre de livre que je n’aurais jamais acheté de moi-même et je suis bien contente de l’avoir reçue via cette box.

La Forêt des ombres – Franck Thilliez (ed. Pocket, 366 p, 7,40€)

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Paris, hiver 2006. Arthur Doffre, milliardaire énigmatique, est sur le point de réaliser un rêve vieux de vingt-cinq ans : ressusciter un tueur en série, le Bourreau 125, dans un livre. Un thriller que David Miller, embaumeur de profession et auteur d’un premier roman remarqué, a un mois pour écrire contre une forte somme d’argent. Reclus dans un chalet en pleine Forêt-Noire, accompagné de sa femme et de sa fille, de Doffre et de sa jeune compagne, David se met aussitôt au travail. Mais il est des fantômes que l’on ne doit pas rappeler, et la psychose saisit un à un tous les occupants de la ténébreuse demeure cernée par la neige…

Franck Thilliez est devenu mon auteur de secours quand je ne sais pas quoi lire ou que je veux un truc qui sera de qualité et pas trop relou à lire. La forêt des ombres fait très bien le taff : un milliardaire qui propose à un écrivain de ressusciter un tueur en série, je signe directement ! Ce n’est pas mon préféré de l’auteur, certains éléments étaient trop prévisibles, mais ça n’a pas gâché ma lecture. Il y a tous les éléments nécessaires à un bon thriller : de la tension, encore un peu plus de tension, des personnages complexes, de la manipulation psychologique… le tout dans un chalet perdu dans la montagne. C’était une lecture rapide et efficace, mais je pense qu’elle sera vite oubliée.

J’ai entamé Kafka sur le rivage d’Haruki Murakami donc je pense que le résumé de décembre sera beaucoup plus court…

De belles lectures de votre côté ?

Dimanche sieste

Je suis incapable de résister à la sieste le dimanche. Je me réveille souvent assez tôt le weekend et j’aime bien me poser un peu l’après-midi. Je me dis que je vais m’assoupir un petit quart d’heure histoire de recharger mes batteries, mais c’est sans compter mon perfide chat. Ce gros matou est ultra collant le weekend, dès qu’il peut il squatte sur moi et me câline non-stop ( = je reçois des coups de tête toutes les 2 sec). Donc quand je m’allonge deux minutes, il s’allonge sur mon ventre, colle sa tête contre la mienne et je me mets à roupiller comme un bébé. Au moins ça me donne une excuse quand je ne suis pas productive le dimanche.

Cette semaine j’ai aimé faire des courses de dernière minute pour créer un calendrier de l’Avent pour une amie. On en parle depuis le mois de février, mais j’ai préféré attendre la fin du mois de novembre pour m’y mettre. / J’ai passé une heure à faire des petits pliages pour ce fameux calendrier, je suis fière de moi, je trouve que ça rend pas mal. / C’est mal de boire des coups dès le mardi, mais c’est toujours cool d’être entourée de gens chouette, surtout quand l’un d’entre eux t’annonce qu’il va être papa. / J’ai fait mon baptême de Transilien pour aller retrouver une amie qui vient d’emménager à Paris, cette soirée vin-jeux de société m’a fait beaucoup de bien, même si j’ai mis 2h pour rentrer chez moi. / Soirée pizza avec A., je me suis sentie tellement bien. Je ne peux pas le voir très souvent en ce moment, alors je profite de chaque minute avec lui (même si je finis toujours par m’endormir à 22h comme une vieille personne). / Matinée films qui font du bien, j’ai pleuré devant Il était temps, mais faut dire que je suis amoureuse de tous les Weasley alors retrouver Bill dans une comédie romantique ça m’a rendue toute chose. / Samedi je n’ai croisé que des gens souriants et une dame a fait le trajet avec moi jusqu’à la gare Transilien, me donnant des conseils sur tous les bus de la ville et me parlant de Primark. Elle a couru derrière moi à la gare Saint-Lazare pour s’assurer que je savais bien comment prendre le métro. En temps normal j’aurais été vexée qu’on me prenne pour une petite provinciale qui débarque (d’ailleurs j’ai fêté mes 4 ans à Paris cette semaine !), mais elle était tellement gentille que ça m’a fait plaisir. / Je me suis trouvée très efficace aujourd’hui, le ménage est fait, le four vient de sonner et mes lasagnes ont l’air de déchirer. Sur ce je vous laisse, j’ai un épisode d’Esprits Criminels qui m’attend.

Dimanche gueule de bois

« On va essayer de reprendre un rythme d’écriture régulier », le retour. J’ai bien réussi à nettoyer mon frigo et à enfin prendre rendez-vous chez la gynéco ces dernières semaines, on peut dire que tout est possible, non ?

Je vous écris avec une vraie bonne gueule de bois des familles (ça boit du vin blanc chaud dans des gobelets en plastique jusqu’à 2h30 du matin et après ça fait la chochotte, elle est belle la France), mais j’ai une grosse tasse de « tisane du soir » devant moi, rien ne peut m’arrêter.

Cette semaine j’étais sur un petit nuage. Après de nombreux coups de mou et de sautes d’humeur fallait bien une petite accalmie. J’ai pris le temps de réfléchir à ce que je voulais et à cette pression que je mets sur à peu près tous les aspects de ma vie.

Je déteste mon boulot qui ne m’épanouit plus ? Ben au lieu de recevoir tous les jours des offres d’emploi dans ta boite mail auxquelles tu ne postuleras jamais, tu coupes toutes ces alertes et tu prends le temps de réfléchir à ce que tu veux faire et avec qui tu veux le faire. J’ai la chance de ne pas être dans l’urgence, mon CDI ne s’envolera pas du jour au lendemain et je ne suis pas du tout stressée par ce boulot. Si tu enlèves les violents maux de tête dus à mes écrans, la chaleur étouffante de l’openspace (à 20 dans un petit espace ça devient compliqué) et le fait que mon cerveau est mis en stand-by de 8h à 17h, c’est pas si terrible. Je ne veux pas partir pour n’importe quoi d’autre, alors autant prendre le temps au lieu de me mettre la pression tous les jours.

J’ai longtemps cru que pour avoir une vie épanouie il fallait être super occupée. La réussite c’est avoir un agenda rempli, sortir beaucoup, travailler beaucoup, multiplier les activités et surtout le montrer. Du coup avec mon rythme de retraitée, les soirées passées avec mon chat et les dimanches où je ne prends même pas la peine de m’habiller, je culpabilisais énormément. Il y avait toujours une petite voix pour me dire que c’est pas en restant le cul vissé à ton canapé que tu vas réussir ta vie espèce de grosse feignasse. Sauf que cette petite voix elle m’emmerde. Je ne vois pas en quoi le fait d’être casanière, d’aimer passer des soirées sur Netflix ou avec un bouquin c’est mal. Ce n’est pas parce que mon compte Instagram ne fait pas rêver que j’ai loupé ma vie ou que je passe à côté de « quelque chose ».

Voilà pour ce qui s’est passé dans ma tête ces dernières semaines : j’ai arrêté de me mettre la pression. Ça fonctionne pas mal pour le moment, je me sens beaucoup mieux !

A l’extérieur de mon petit cerveau c’était pas mal non plus vu que j’ai eu la chance de passer plein de soirées avec A., d’une part pour fêter notre anniversaire puis le sien, et d’autre part pour monter son cadeau : un Faucon Millenium en Lego. Depuis je fais une fixation bizarre sur les Lego et si je n’étais pas si pauvre j’en achèterai plein ! / J’ai bu du vin, du très bon vin pour les anniversaires, du beaucoup moins bon hier soir, mais à chaque fois entourée de personnes qui font du bien. / J’ai ri devant Sausage Party, poussé des petits cris d’étonnement devant Westworld et des râles devant Negan. D’ailleurs faudrait que je recommence les récaps « Dans mon écran » parce que je me fais des orgies de série en ce moment et j’ai besoin d’en parler. / J’ai discuté devant un verre improvisé, porté des rouflaquettes, mangé des pizzas et bu des litres de tisane « bonne nuit ». D’ailleurs je fais une étude de marché en ce moment et je compte bien trouver la tisane ultime pour passer l’hiver. / J’ai porté un nouveau pantalon de pyjama tellement doux (chez Monoprix, ils soldent plein de trucs en ce moment), fusionné avec le chat et le lit pendant de longues siestes et continué ma lecture de L’Incal.

C’était bien !